Le cerisier est un arbre fruitier avec un vrai charme ornemental. Au printemps, ses branches encore nues se couvrent de fleurs blanches ou roses selon les variétés. Puis vient l’été avec ses grappes de fruits rouges brillants qui tranchent sur le vert du feuillage. Et puis il y a le goût, tout simplement délicieux.
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Il faut d’abord bien comprendre les différences entre les cerises, les bigarreaux et les cerises acides. Tous appartiennent au genre Prunus mais ne sont pas identiques. La cerise et le bigarreau sont en réalité la même espèce, Prunus avium, juste des cultivars différents. La seule distinction : le bigarreau se détache de la queue sans dégât à la récolte, tandis que la cerise garde sa queue. La cerise acide, elle, appartient à une autre espèce, Prunus cerasus et son goût diffère vraiment de celui de la cerise douce. On l’appelle aussi griottier.
Les cerises douces préfèrent les climats chauds et secs. La plupart des cerisiers ont besoin d’un cultivar compatible pour la pollinisation, bien que des spécimens autofertiles ou greffés avec deux cultivars compatibles existent maintenant. On trouve aussi des cerisiers très divers en taille : de 25 mètres pour un Prunus avium classique à des cultivars de seulement 3 mètres. C’est un arbre qui s’adapte à beaucoup de sols différents et qui résiste très bien au froid hivernal. Il demande aussi peu de fertilisation et peu d’eau comparé aux autres fruitiers.
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Le griottier est plus petit que le cerisier doux. Ses besoins de culture ressemblent à ceux du cerisier, mais avec quelques différences. Il demande des températures beaucoup plus froides et tolère des sols plus lourds. En hiver, il a besoin d’au moins 40 jours avec des températures sous 7°C.
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Les cerisiers fleurissent très tôt et redoutent les gels tardifs à ce moment. L’arrosage mérite aussi de l’attention : l’excès d’eau fendille le fruit. Il faut arrêter complètement d’arroser les dernières semaines avant la récolte. Certaines variétés sont plus sensibles que d’autres, donc si vous vivez dans une région aux pluies estivales abondantes, préférez-les. Un cerisier sain pousse environ 30 cm par an. Si la croissance ralentit ou si les feuilles jaunissent, analysez le sol pour repérer une carence. Au printemps, apportez une fine couche de compost jusqu’à la limite du feuillage. Évitez la fertilisation après l’été : elle pousserait la croissance juste avant les gelées d’automne, ce qu’on ne souhaite pas.
